Membres | Tutelles | Partenaires | Historique | Missions | Organisation
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Le Département Analyse, Surveillance, Environnement du Commissariat à l’Energie Atomique (DASE-CEA) |
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Le Bureau des Recherches Géologiques et Minières (BRGM) |
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L’Institut National des Sciences de l’Univers (CNRS-INSU) |
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Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) |
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L’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) |
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Laboratoire Central des Ponts-et-Chaussées (LCPC) |
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Université Joseph Fourier (UJF) - Grenoble |
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Université Louis Pasteur (ULP) - Strasbourg |
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Université de Nice Sophia-Antipolis (UNSA) |
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Université Paul Sabatier (UPS) - Toulouse |
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Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable |
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Ministère de l’Equipement, des Transports, du Logement et de la Mer |
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Bureau Central Sismologique Français (BCSF) |
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Centre d’Etudes Technique de l’Equipement - Méditerranée |
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Conseil Général de la Martinique |
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Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand |
La France est un pays où se produisent parfois des séismes destructeurs occasionnant des dégâts importants (cf. 300 MF au moins pour le séisme d'Annecy de 1996). Un premier rapport établi par l'Institut National d'Astronomie et de Géophysique en 1981 avait constaté l'absence de réseau accélométrique français.
Le rapport établi en 1989 à la demande du Ministère de l'Environnement par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), l'Institut de Recherches Interdisciplinaires de Géologie et de Mécanique (IRIGM) et le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC), ainsi que les recommandations du Bureau Central Sismologique Français (BCSF) en 1990 et en 1999, ont montré la nécessité d'un Réseau Accélérométrique Permanent en France (dernier pays européen du pourtour méditerranéen à ne pas en disposer). Ce réseau a aussi été recommandé par l'Office Parlementaire d'évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques en 1995 (rapport Kert) et par l'Instance d'Evaluation de la Politique Publique de Prévention des Risques Naturels en 1996 (Commission Bourrelier).
Les conclusions de ces recommandations étaient:
- Nécessité d'un réseau organisé autour d'une structure de base de 100 stations
- Structuration autour de centres sismologiques régionaux
- Instrumentation sensible de grande dynamique et télémétrée
- Centralisation, archivage et distribution des données par un centre national rattaché à un organisme de recherche
Le comité, mis en place en 1993 à l'initiative du Ministère de l'Environnement, et comprenant des représentants des organismes impliqués dans l'analyse de l'aléa sismique, a recommandé que l'opération pilote de faisabilité du RAP soit concentrée sur les Alpes qui sont une région sismique. Ceci permettait de mieux évaluer les contraintes liées au réseau et d'assurer une sismicité suffisante pour obtenir des enregistrements exploitables pendant la durée de l'opération pilote.
La responsabilité de l'opération pilote était confiée au LGIT de Grenoble.
Les premières tranches de financement ont été consacrées à la définition des matériels en collaboration avec le RéNaSS et Géosciences-Azur (1993), la mise en œuvre de la phase pilote dans les Alpes par le LGIT en partenariat avec Géosciences-Azur et le CETE-Méditerranée (1994-1997), l'installation dans le Fossé Rhénan sous la responsabilité de l'EOST (1998), les Antilles sous la responsabilité de l'IPGP et du BRGM (1998 et 2001), et les Pyrénées sous la responsabilité de l'OMP et du BRGM (1999 et 2000).
Parallèlement à l'installation des stations, un effort était consenti pour la constitution d'une base de données archivée et la mise au point de logiciels d'interrogation automatisée et de logiciels de distribution.
Le 13 décembre 2000 les partenaires impliqués dans l'analyse de l'aléa sismique ont constitué le Groupement d'Intérêt Scientifique GIS-RAP sous les tutelles du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, du Ministère de l'Equipement et du Bureau Central Sismologique Français.
Le Réseau Accélérométrique Permanent a pour missions de fournir à la communauté scientifique et technique (chercheurs et ingénieurs) les données permettant de comprendre les phénomènes relatifs au mouvement du sol lors de séismes et d'estimer celui-ci pour les séismes futurs. La grande sensibilité souhaitée permet d'étudier les lois d'échelle (fonctions de Green empiriques) et les phénomènes de non-linéarité. Le RAP doit ainsi aider à la détermination des spectres de référence permettant le dimensionnement des structures. Ce réseau se limite à l'étude en "champ libre" et répond à une problématique différente des réseaux de surveillance de la sismicité (LDG-CEA ou RéNaSS) : il ne doit pas assurer une alerte en temps réel mais il doit enregistrer le mouvement du sol, sans saturer, dans la gamme de fréquence intéressant le Génie Civil.
Les méthodes de simulation numérique ayant beaucoup évolué récemment, il est maintenant envisageable d'utiliser les caractéristiques du mouvement du sol enregistré lors de séismes faibles pour "prédire", dans certaines limites, le mouvement du sol en cas de séisme destructeur. A la différence de nombreux réseaux accélérométriques de faible sensibilité, qui n'enregistrent que les mouvements forts (supérieurs à 1 milli-g), il doit donc permettre de travailler sur des mouvements faibles. L'interaction entre les méthodes numériques récentes et les améliorations technologiques de l'instrumentation doit permettre de développer de nouvelles méthodologies de l'étude de l'aléa sismique, principalement dans les pays industrialisés à sismicité modérée. La France possède des équipes performantes dans le domaine de la modélisation numérique; il faut leur donner les moyens de confronter leurs méthodes à des données et d'appliquer ces méthodes à l'estimation quantitative de l'aléa. Cette approche, innovante par rapport à l'approche classique en Génie Parasismique, est celle qui nous permettra de faire des progrès méthodologiques.
du RAP, ansi que deux membres élus par le conseil du GIS-RAP en son sein forment le Bureau.
Constitution du bureau:
Directeur: Philippe Guéguen (LGIT/LCPC)
Secrétaire: Pascal Dominique (BRGM)
Membre élu: Pierre-Yves Bard (LGIT/LCPC)
Membre élu: Marc Nicolas (LDG/CEA)
Membre élu: David Beaumont (BERSSIN/IRSN)
Membre invité: Jean-Michel Douchain (OPGC)
Architecture du RAP:
Le Réseau Accélérométrique Permanent comportera une épine dorsale d'environ 100 stations dont la densité sur le territoire est fonction du risque sismique attendu. Des opérations ponctuelles peuvent s'y greffer en fonction d'une problématique et de financements spécifiques.
La gestion des stations est effectuée par des centres régionaux ayant pour vocation l'observation sismologique et l'étude du Risque Sismique. Pour garantir la qualité des données, il est indispensable que des sismologues les valident régulièrement à l'aide d'informations distribuées par les centres de détermination de la sismicité. Pour garder une cohérence nationale et garantir l'accessibilité des données à tous les demandeurs, il a été choisi de disposer d'un centre national de coordination et d'archivage.
Les différentes propositions concernant le RAP ont identifié une dizaine de régions. Les discussions menées entre les Observatoires des Sciences de l'Univers, l'INSU-CNRS, le BRGM, le MELT, l'IRSN et le C.E.A ont permis de définir les responsabilités de chacun.















