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RESEAU
ACCELEROMETRIQUE PERMANENT FRENCH ACCELEROMETRIC NETWORK |
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IIIème
Journées techniques
et scientifiques du RAP
Centre
de Physique
des Houches
29
mai 2006 – 31 mai
2006
Document de synthèse
Philippe Guéguen
Novembre 2006
Introduction
Le GIS-RAP
a souhaité renouveler l’organisation des journées
scientifiques et techniques autour de l’activité du RAP. Ces journées,
réunissant l’ensemble des partenaires du GIS et les représentants des
tutelles,
sont organisées
tous
les deux ans. Elles initient une dynamique RAP pour encourager les
échanges,
les développements et les initiatives communes. Elles permettent à la
fois :
1. de présenter des
travaux de recherche concernant la compréhension et l’analyse de l’aléa
et de
la vulnérabilité sismique en
France ;
2. de poser les points
de blocage scientifiques et techniques qui entourent le fonctionnement
et
l’exploitation du réseau ;
3. de créer une
dynamique au sein des membres du RAP afin de résoudre ces difficultés.
Ces journées ont été
structurées en ateliers, animés par des coordinateurs ayant à charge de
faire
un état des lieux de leur atelier, des besoins à mettre en œuvre pour
améliorer
le fonctionnement et la valorisation du RAP. Des temps d’échange et de
synthèses ont été prévus. D’autre part, ces journées ont été l’occasion
de
présenter les nouveaux développements techniques liés au fonctionnement
et à la
maintenance des stations du RAP ainsi qu’à la gestion de la base de
données.
Des opérations et des nouveaux axes de recherche ont également été
initiées
lors de ces journées. Tandis que les premières journées ont accueilli
une
quarantaine de personnes, les deux dernières éditions ont accueilli
plus de 65
personnes, montrant le rôle fédérateur du GIS-RAP
depuis quelques années, un des objectifs énoncés dès sa création.
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29
mai 2006 |
Accueil et inscriptions |
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29/05 AM |
13h30-15h00
- Session Plénière 1 |
Accueil et introduction |
Bruno Feignier |
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Chairman :
Bruno Feignier |
Le point de vue du MEDD |
Philippe Sabourault |
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Le point sur le réseau |
Philippe Guéguen |
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15h30-17h30
- Session Plénière 2 |
Le séisme de Vallorcines (8 septembre 2005, Ml=4.9): contexte
sismotectonique et analyse des
répliques |
François Thouvenot et al. |
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Etudes
sur les forts séismes récents en France |
Le séisme de Chamonix de
1905: données macrosismiques et instrumentales, mécanisme au foyer et
traces de faille |
Michel Cara et al. |
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Chaiman: Martin Vallée François Beauducel |
Le séime
des Saintes du 21 décembre 2004 (Guadeloupe, Mw=6.3) et sa séquence de
27000 répliques |
François Beauducel et al. |
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Le séisme des Saintes:
données macrosismiques, adaptation des procédures d'enquêtes aux
Antilles |
Michel Cara Christophe Sira |
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Etude de la source des
séismes majeurs des Saintes (21/11/2004 et 14/02/2005) par modélisation
déterministe et empirique |
Bertrand Delouis Martin Vallée |
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17h30
- 18h00 |
Discussions-
Conclusions |
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30/05
Matin |
8h30-10h00
- Session plénière 3 |
La base de données du RAP
: état des lieux et perspectives |
Catherine Péquegnat |
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La
vie du réseau : Base de données - |
La station Titan3F (256) |
Javier Revilla Mickael
Langlais |
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Evolutions
techniques - les DOM-TOM |
Sismicité régionale et
réseau RAP en Nouvelle Calédonie |
Pierre Lebellegarde |
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Sismicité régionale et
réseau RAP à Mayotte |
Pascal Dominique |
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Chairman:
Pascal Dominique Marc Régnier |
Le RAP aux Antilles:
spécificités, traitements automatiques et première lois d'atténuation |
François Beauducel et al. |
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Le réseau du Conseil
Général de la Martinique: structure et premiers résultats |
Bernard Naigre John Douglas |
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Séisme de Wallis et
Futuna de 1993 |
Marc Régnier |
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10h30-12h30
- Session scientifique 1 - |
Simulation du mouvement
sismique dans le bassin Grenoblois par la méthode des fonctions de
Green empiriques |
Matthieu Causse |
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Mouvements
forts/mouvements faibles |
Modélisation d'accélérogrammes large-bande
en combinant un modèle cinématique de source avec des FGE |
Javier Ruiz |
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Chairman:
John Douglas - Françoise Courboulex |
Simulation de séismes de
magnitude modérée dans la ville de Nice |
Carine Kohrs-Sansorny - |
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Simulation stochastique d'accélérogrammes large-bande |
Fabian Bonilla |
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Mouvements
faibles/mouvements forts : le cas de la durée des signaux |
John Douglas |
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Peut on utiliser les
modèles empiriques issus des mouvements faibles pour prédire les
mouvements forts ? |
Fabrice Cotton |
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Confronter estimations
d'aléa sismique probabilistes aux observations : est-ce possible en
France à partir des données accélérométriques? |
Céline Beauval |
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10h30
- 12h30 - Session Technique 1 – Evolution
et perspectives techniques |
La Titan3F - Procédures
Autour d'Inter - Evolutions techniques |
Jean-Michel Douchain - Mickael
Langlais |
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30/05 AM |
13h30-14h15 - Session plénière
Spéciale |
Analyse
des données accélérométriques pour la
caractérisation de l'aléa sismique en France métropolitaine |
Stéphane
Drouet |
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14h15-15h15
- Session plénière 4 |
Spectres de réponse et
grandeurs utilisées en génie parasismique |
Pierre-Yves Bard |
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Effets
sur structures |
Estimation de la
vulnérabilité du bâti existant: apport des modélisations physiques et
numériques |
Didier Combescure |
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Chairman:
Philippe Guéguen |
Comportement dynamique de
l'hôtel de ville de Grenoble à partir d'enregistrements et de modèles
simples |
Clotaire Michel |
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15h30-17h00
- Session scientifique 2 |
Atténuation du mouvement
sismique avec la profondeur à Hualien
(Taiwan) |
Bruno Hernandez |
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Effets
de site |
Valuation
for practical use of S-wave velocity structures estimated by surface
wave inversion applied to microtremors and
hammer-generated waves |
Seiji Tsuno |
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Chairman : Emmanuel Chaljub Fabian Bonilla |
Conditions de site des statins accélérométriques:
premier bilan |
Philippe Guéguen |
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Mesure des effets de site
dans la vallée grenobloise |
Cécile Cornou |
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Modélisation numérique
des effets de site dans la vallée grenobloise |
Emmanuel Chaljub |
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15h30
- 17h00 - Session technique 2 Base
de données |
InBdsis - Les volumes SEED |
Catherine Péquegnat |
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17h00
- 17h30 |
Discussion
- Conclusions |
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31/05
Matin |
8h30
- 10h00 - Session plénière 5 – Magnitude
de moment |
Détermination conjointe
de la magnitude de moment et du mécanisme au foyer, application à
quelques séismes français |
Bertrand Delouis |
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Chairman : Bertrand Delouis
- Fabrice Cotton |
Calcul de la magnitude de
moment de quelques séismes français résents |
Stéphane Nechtschein |
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10h15
- 11h30 - Session plénière 6 |
Détermination des
Intensités macrosismiques en France: évolution des méthodes du BCSF
depuis 1999. |
Christophe Sira |
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Intensité,
relations avec les mouvements du sol (PGA, PGV, ...) |
Cartes macrosismiques
transfrontalières entre la France, la Suisse et l’Allemagne: exemples
sur 4 séismes de 2003 à 2005. |
Michel Cara |
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Chairman
: Michel Cara - Annie Souriau |
Intensités macrosismiques
et effets de site: tests sur 3 séismes récents du nord-est de la France |
Antoine Schlupp |
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Corrélation Intensités
PGA – Corrélations avec les relations "classiques"
et celles utilisées pour les "shakemaps" en
Californie |
Pierre-Yves Bard |
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Séismes ressentis:
Relations entre intensités, magnitudes, accélérations et fréquences
dominantes |
Annie Souriau |
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11h30
- 12h30 Session plénière 7 |
Synthèse
et perspectives |
Bruno Feignier |
Lundi
29/05 –
13h30-15h00 -
Session Plénière 1
Coordinateur :
Bruno Feignier
Accueil
et introduction - B. Feignier
Bruno Feignier,
Président du GIS-RAP rappelle les
objectifs que
s’était fixé le GIS-RAP lors de sa création. Il souligne la nécessité d’un
réseau accélérométrique en France, qui
malgré une
sismicité modérée, contribue à la compréhension de l’aléa et de la
vulnérabilité sismique en France. Le pari de dimensionner un réseau accélérométrique sensible est payant par le
nombre
d’informations et de connaissances qu’il apporte. Il présente le
programme de
ces journées, en rappelant le rôle important qu’elles jouent dans le
fonctionnement du réseau RAP. Elles doivent être le lieu d’échange
entre
chercheurs et ingénieurs concernés par le risque sismique en France.
Le
point de vue du MEDD - P. Sabourault
Philippe
Sabourault, représentant le Ministère de
l’Ecologie
et Développement Durable, rappelle que comme depuis sa création, le RAP
est une
priorité du ministère. Il apprécie que les actions présentées chaque
année par
le GIS aboutissent en conformité avec ses objectifs scientifiques et
techniques. Le MEDD continuera à soutenir le RAP, même si l’objectif
initial
fixé à 100 stations installées sur le territoire français a été
atteint. Il
reste à l’écoute des propositions du GIS-RAP
et il
encourage ce dernier à initier un nouveau projet fédérateur à moyen ou
long
terme, projet qui sera considéré avec bienveillance par le ministère.
Le
point sur le réseau - P. Guéguen
Philippe
Guéguen, directeur du GIS-RAP, présente les
actions
engagées par le GIS au cours des deux dernières années. Introduisant
son exposé
par deux résultats scientifiques importants extraits des données du
RAP, il
présente ensuite le bilan des installations des nouvelles stations en
2004-2005
ainsi que le contenu de la base de données du RAP accessible sur le web (Fig. 1). En 2006, 121 stations sont
installées en
Métropole, aux Antilles et vers deux nouveaux territoires d’outremer
que sont
la Nouvelle-Calédonie et Mayotte. La base de données contient
maintenant plus
de 16000 enregistrements dont ceux des séismes majeurs récents (crise
des
Saintes et Vallorcines). Il présente
ensuite les
nombreux projets scientifiques régionaux, nationaux, européens et
internationaux qui se servent des données du RAP. Il souligne en
particulier le
rôle fédérateur des actions pilotes du RAP ainsi que la nécessité de
poursuivre
la création de groupes de travail RAP consacrés à des problématiques
spécifiques.
Enfin, sans en présenter les résultats, il mentionne les travaux de
thèse de
Stéphane Drouet, première thèse « labellisée » RAP qui est un
des
moyens les plus efficaces pour valoriser l’acquisition des données du
réseau
depuis 10 ans. A ce titre, il souhaite que le RAP puisse enclencher une
nouvelle thèse sur un sujet qui devrait émerger de ces journées.
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Métropole et Antilles |
Nombre d’enregistrements dans la base de données du RAP
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Figure 1 : Localisation des stations du
RAP en métropole et aux Antilles et contenus de la base de données du
RAP. |
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Lundi 29/05 – 15h30 -
17h30 -
Session Plénière 2
Etudes sur les forts
séismes
récents en France
Coordinateurs: Martin
Vallée –
François Beauducel
Le séisme de Vallorcines
(8 septembre 2005, Ml=4.9): contexte sismotectonique
et analyse des répliques - F.
Thouvenot (LGIT),
J. Fréchet (IPGS), M. Frogneux (IPGS), N. Deichmann (SED) et M. Cara
(IPGS)
François Thouvenot
présente la séquence du séisme de Vallorcines
du 8
septembre 2005, d’un point de vue expérimental ainsi que quelques
effets
induits. Il s’est produit dans une zone qui présente une activité
continue
depuis 1989 (Fig. 2). D’après F. Thouvenot,
la
position et le mécanisme au foyer du séisme de Vallorcine (décrochement
dextre
sur un azimut N55°E) est en accord avec le régime sismotectonique
des massifs cristallins externes. L’analyse des répliques montre qu’il
a rompu
un segment de 3 km x 2 km
d’une faille jusque là inconnue (« faille de la Loriaz
»). 401 répliques ont été localisées en 4 mois. Les incertitudes de
localisation ont été inférieures à 150 m pour les 305 répliques qui se
sont
produites alors que le réseau temporaire de 27 stations était déployé,
en
collaboration entre le LGIT, l’IPGS et le
service
Suisse (SED). Le séisme a déclenché des répliques sur deux failles
secondaires
situées à 2 et 5 km au NW de la faille
principale.
Le séisme
de Chamonix de 1905: données macrosismiques
et instrumentales, mécanisme au foyer et traces de faille – M. Cara
(IPGS), P.-J. Alasset (IPGS), L. Rivera
(IPGS) et J.
Van der Woerd(IPGS).
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Figure 3 : Sismogramme observé à
Göttingen le 29 avril 1905 et synthétique calculé pour un mécanisme au
foyer identique à celui de la faille de la Remuaz,
avec un Mw=5.5. |
Michel
Cara présente des comparaisons
macrosismiques entre 4
événements importants des Alpes du Nord : Chamonix (1905), Grand Bornan (1994), Epagny
(1996) et Vallorcines (2005). Il utilise
en particulier une relation
reliant intensité macrosismique et magnitude (M = a I + b log R + cR + d), la différence des intensité à la même
distance du
séisme pouvant représenter la différence entre les magnitudes (DM = a D I, avec a~0.45). Ils
introduisent
également des comparaisons entre 4 hypothèses de mécanismes au foyer,
compatibles avec la tectonique de la région, pour tenter de simuler le
seul
enregistrement du séisme historique de 1905 (Fig. 3). Les conclusions
de leur
étude montre que la magnitude macrosismique de 1905 est de l’ordre de
5.5 à 6,
avec un Mw de 5.5. D’autre part, sur les 4 mécanismes étudiés, celui de
la Remuaz donne le meilleur accord, soit
une faille normale
enracinée sous le fond de la vallée.
Le séisme
des Saintes du 21 décembre 2004 (Guadeloupe,
Mw=6.3) et sa séquence de 27000 répliques – François Beauducel et al.,
IPGP/BRGM.
François Beauducel
présente la crise des Saintes et détaille à la fois l’ensemble des
répliques
enregistrées, les effets induits ainsi que la gestion de la crise
sismique.
Après un bref rappel de la sismicité instrumentale des Antilles et du
contexte sismotectonique, la séquence des
répliques est présentée.
Tandis qu’en 2003 457 séismes régionaux ont été localisés (M comprise
entre 2
et 6.4), l’année 2004 et 2005 ont vu 13500 et 12900 séismes se
produirent. La
plupart bien évidemment sont en relation directe avec le séisme
principal du 21
novembre 2004 (M=6.3) puisque environ 25000 répliques dans la zone des
Saintes
ont été enregistrées. Le RAP-IPGP avait 11
stations
opérationnelles, le PGA maximal ayant été enregistré est de 0.164g,
l’accélération estimée aux Saintes (qui ne disposait pas de station accélérométrique) étant d’environ 0.5g (Fig. 4).
Le nombre
important de répliques après le choc principal a saturé les mémoires
des
stations, comme on s’y attendait, et avec la saturation des lignes
téléphoniques, de nombreuses répliques ont été perdues. Mais le choc
principal
a été récupéré, mission première du RAP. Deux nouvelles stations ont
été
installées sur les Saintes juste après le choc principal, qui ont montré des accélération très fortes pour des
séismes
modérés mais proches. Au cours des 30 jours qui ont suivi le séisme,
des
« mini-crises » se sont
produites,
relançant les répliques. Des mouvements de terrain ont été observés
dans le
secteur de Guadeloupe et Saintes, ainsi qu’un petit tsunami sur
l’archipel des
Saintes. Depuis le séisme, le volcan La Soufrière montre une activité
plus
soutenue que précédemment.
Le séisme
des Saintes: données macrosismiques,
adaptation des procédures d'enquêtes aux Antilles – Michel Cara et Christophe
Sira (IPGS)
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Figure 5 : Intensités macrosismiques
suite au Séisme des Saintes (21 décembre 2004, M=6.3). source : BCSF. |
Après
un bref rappel des différentes intensités, de leur signification, de
leur
utilité et de la façon de les estimer, M. Cara
présente quelques exemples de dommages observés aux Antilles, après la
crise
des Saintes. Les intensités observées sont comprises entre IV et VIII,
avec des
anomalies relevées à proximité des côtes au Sud et à l’Ouest de la
Guadeloupe,
traduisant certainement des effets de site locaux (Fig. 5). Il rappelle
que
jusqu’à maintenant il n’existait pas de formulaire standard BCSF pour
les
Antilles, ce séisme étant ainsi l’occasion de normaliser les procédures
d’enquêtes pour cette région. Ils ont observé en particulier que
l’habitat
était très vulnérable (implantation sur des terrains à forte pente,
matériaux
de qualité mécaniques variables, pas d’application des règles
parasismiques…).
Ils constatèrent également des difficultés dans la collecte
d’information
(connaissance exact du nombre de bâtiments difficile, retour faible
vers les
mairies des effets produits sur les bâtiments des particuliers,
difficulté
d’accès rapide aux différentes îles) mais ils estiment que cette
enquête, par
le nombre de retours de questionnaires, a permis de sensibiliser (un
peu plus
encore) la population et les acteurs locaux au risque sismique. Des
développements en collaboration avec l’OVSG
permettront la mise en ligne automatique de l’information sismologique
concernant
les Antilles sur le site du BCSF, le développement d’une cartographie
automatique des intensités et de systématiser les procédures d’enquête
(seuil
de déclenchement, procédure, diffusion).
Etude de
la source des séismes majeurs des Saintes
(21/11/2004 et 14/02/2005) par modélisation déterministe et empirique – Bertrand Delouis
et Martin Vallée (Geoscience Azur)
Bertrand
Delouis présente une modélisation
déterministe du
choc principal des Saintes et de la plus forte réplique du 14 février
2005.
Pour cela il utilise un modèle cinématique simple permettant d’explorer
l’ensemble des paramètres de la source. Il utilise les données RAP
intégrées en
déplacement. Il suit deux approches différentes : (1) la première
fixe
l’hypocentre et recherche le mécanisme au foyer, le plan de rupture, la
position de la rupture et sa vitesse ; (2) la deuxième fixe le
mécanisme
au foyer et le plan de rupture et recherche l’hypocentre, la position
et la
vitesse de la rupture. Dans les deux cas, le critère de sélection des
solutions
est l’ajustement des formes d’onde issues des enregistrements accélérométriques (Fig. 6). Ces deux approches
permettent
une bonne estimation de la position de l’hypocentre, montre le degré de
complexité de la source mais de permet pas de déterminer le plan de
rupture
(choix entre les deux).
De
son côté, Martin Vallée présente l’étude de la source du choc principal
par
fonction de Green empirique (Fig. 7). Pour cela, il utilise 4 petits
séismes
enregistrés par le RAP, entre 30 et 70km de distance et qui se
rapproche le
plus du choc principal (localisation à proximité du choc principal,
mécanisme
similaire et magnitude autour de 5). Il observe un bon accord entre les
deux
approches employées (modèles de propagation théorique et fonction de
Green
empirique). La durée de la source du séisme des Saintes est ainsi
estimée à
7-8s et la source est constituée de 2 zones principales de relâchement
du
moment. Malheureusement, là encore, le plan de faille actif parmi les 2
plans
nodaux ne ressort pas clairement de cette étude. Il envisage finalement
de poursuivre
l’exploration de la source en particulier en améliorant le couplage des
deux
approches.
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Figure 6 : fonction source et mécanisme
au foyer du séisme des Saintes (21/11/2004) obtenus avec les données du
RAP-IPGP |
Figure 7 : Fonctions source calculées
dans l’hypothèse du modèle cinématique correspondant au plan plongeant
vers le NE pour les stations PRFA et PIGA (RAP-IPGP)
par fonctions de Green empiriques |
Mardi
30/05 – 8h30-10h00 - Session
plénière 3
La
vie du réseau : Base de données
- Evolutions techniques - les DOM-TOM
Coordinateurs:
Pascal Dominique – Marc Régnier
La base de
données du RAP : état des lieux et
perspectives
–
Catherine Péquegnat (LGIT)
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Figure
8 : Architecture de la base de données du RAP en 2006 |
Catherine
Péquegnat présente l’état des lieux de la
base de
données du RAP. Après une rapide présentation de l’architecture
actuelle du
site central (Fig. 8), elle présente les évolutions informatiques, avec
en
particulier un point sur l’implantation du NetDC,
tout le système de mise à jour de la base et l’intégration des
nouvelles
données par Rsync. D’autre part, un
« upgrade »
des machines informatiques est évoqué pour un passage à des processeurs
64bits.
En plus de l’interface web utilisateurs,
un nouvel
accès aux données sous forme d’archives pré-préparées
est maintenant disponible (QuickAccess).
Ces deux
dernières années, un outil SIG couplé à la base a été développé (BDSig) pour le site central ainsi qu’un outil de
gestion
des stations et des channels (InBDsis).
Des informations viendront également compléter la base de données, en
enrichissant les informations décrivant les événements et la
description des
conditions de site.
La station
Titan3F (256)
– Javier Revilla et Mickael
Langlais (LGIT)
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Figure 9 : Schémas de fonctionnement de
la T3 (haut) et de la T3F (bas) |
Javier
Revilla présente les tests effectués au
LGIT pour
comprendre le fonctionnement de la Tian3F décidé par le bureau du GIS-RAP ainsi que ses problèmes de
fonctionnement. Il
rappelle que le développement de cette station devait permettre des
enregistrements plus longs (augmentation de la mémoire de 8Mo à 256Mo)
sans
modifier considérablement leur fonctionnement et leur gestion (Fig. 9).
Après
un rappel du plan d’action choisi pour mener ces tests, J. Revilla
expose les problèmes rencontrés : la station n’occupe que 63% de
la
mémoire utile (soit environ 2x80Mo par partition), les partitions ne
cyclent
pas mais « swappent » (effacement instantané de la mémoire de
80Mo de
la partition 1 quand la partition 2 est remplie), il est impossible de
communiquer avec la station quand elle est en mode d’écriture du tampon
de 8Mo
vers une partition de 80Mo (avec des temps d’inhibition qui peuvent
atteindre
plusieurs minutes) et des instabilités apparaissent quand le tampon de
8Mo est
entièrement rempli (en général quand la station enregistre en
permanence –
situation de crise – car le taux de transfert du tampon vers la CF est
lent)
avec en particulier une inhibition de la station pouvant atteindre 1
heure. Les
problèmes sont essentiellement dus au fait que la station T3F a été
adaptée de
la Titan3.
Mickael Langlais présente
ensuite les échanges avec Agecodagis et
les modifications faites par le constructeur suites
aux disfonctionnements observés. Sur la base des remarques faites au
constructeur (Mémoire utile trop faible, communication PC-Station
aléatoire, taux de transfert « Tampon vers Carte flash » trop
lent, problème
de gestion de la mémoire), ce dernier a apporté quelques améliorations,
à
savoir un nouveau système de fichiers de 2 partitions de 103Mo, une
nouvelle
priorité de la communication au détriment du transfert de la mémoire
tampon vers
la carte flash, une augmentation du taux de transfert (~6ko/s) et la
limitation
du remplissage du tampon à 5Mo. Les tests ont permis de recommander
l’utilisation de la CF en 2 partitions et de permettre de configurer la
CF en
mode cyclé. Avec ces améliorations, une version 600 est maintenant
disponible
qui remplit les fonctionnalités demandées par le bureau du GIS-RAP.
Des stations sont en court de déploiement sur le réseau RAP-LGIT
et elles peuvent être fournies aux centres régionaux suivant une
procédure à
mettre en place.
Sismicité
régionale et réseau RAP en Nouvelle
Calédonie –
Pierre Lebellegarde (IRD)
Parmi
les nouveaux réseaux du RAP, celui de Nouvelle Calédonie, géré par l’IRD sera constitué à terme de 5 stations T3F
couplées à des
Episensor FBA.
Pierre Lebellegarde présente l’activité de
la zone, avec en
particulier une zone de subduction très rapide à l’Est, caractérisée
par des
vitesses de convergences de l’ordre de 120mm/an. Cette subduction
génère
régulièrement des séismes de magnitude supérieure à 6. D’autre part,
une
activité locale se produit au Sud de l’Ile, proche de Nouméa, avec des
séismes
de magnitudes plus modérées. Il a donc été décidé de déployer des
stations dans
l’agglomération de Nouméa. Actuellement 4 stations sont en
fonctionnement et
une dernière est en court d’installation (Fig. 10).
Sismicité
régionale et réseau RAP à Mayotte – Pascal Dominique
(BRGM)
Pascal Dominique
présente le contexte sismotectonique
de Mayotte où deux stations RAP sont installées. Mayotte, située à
proximité de
contacts de plaques, a déjà subi des séismes par le passé, d'intensité
comprise
entre 4 et 7.5, le maximum recensé en 1993 lors d'un séisme de
magnitude 5
situé à proximité de l'archipel. Deux stations RAP gérées par le BRGM
sont
installées, la première sur l'aéroport de Pamandzi-Dzaoudzi
et la seconde sur l'île de Grande Glorieuse (Fig. 11).
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Figure
10 : Localisation des stations RAP-IRD
en Nouvelle-Calédonie |
Figure
11 : Localisation des stations RAP de Mayotte. |
Le RAP aux
Antilles: spécificités, traitements
automatiques et première lois d'atténuation – François Beauducel, Sara
Bazin et Mendy Bengoubou-Valérius
(IPGP/OVSG)
Après
un rappel du contexte tectonique et de la sismicité historique,
François Beauducel souligne que les
missions de l’observatoire sont
l’enregistrement de la sismicité régionale et la participation aux
études
fondamentales, la publication des bulletins de phases et d’hypocentres,
l’envoi
de communiqués lors des secousses ressenties et l‘information
préventive
(médias, grand public, éducation, …). Il présente ensuite l’état des
stations accélérométriques du RAP que l’IPGP
gère aux Antilles ainsi que des stations installées dans le cadre du CDSA. F. Beauducel
rappelle en
particulier que ces stations acquises dans le cadre d’un projet FEDER
seront
intégrées à la base de données du RAP. Il développe ensuite les
procédures
mises en place à l’OVSG pour
l’identification des
stations et la gestion des installations, ainsi que pour l’estimation
empirique
des intensités. A partir des données accélérométriques
du RAP, une loi B3 a été développée afin de donner rapidement une
première
estimation des intensités probables (Fig. 12).
Le réseau
du Conseil Général de la Martinique:
structure et premiers résultats – Bernard Naigre (CGMA) et John Douglas
(BRGM)
Bernard Naigre présente le réseau
du Conseil Général de Martinique. Déployé depuis une vingtaine
d'années, ce
réseau est constitué de 26 stations accélérométriques,
dont 4 compatibles au matériel RAP et interrogées par l'IPPG/OVSM
(Fig. 13). Ce réseau a été mis en place afin d'enrichir les données de
mouvement du sol sur le territoire et pour étudier les phénomènes
sismiques. Il
est essentiellement installé dans des bâtiments publics tels que des
écoles
gérées par le CGMA. Des programmations de
nouvelles
installations sont prévues en 2006-2007, en particulier
l'instrumentation d'un
nouvel hôpital et la modernisation des stations existantes. Des
conventions
existent entre le CGMA et l'IPGP ainsi
qu'avec le GIS-RAP pour l'échange et la
diffusion des données. C'est
pourquoi depuis 2003, les données sont intégrées à la base de données
du RAP.
John Douglas présente l'analyse de ces données de 1996 à 2004 (rapport
BRGM
RP-53906-FR) au travers la comparaison de spectres observés et de
spectres
obtenus à partir de relations d'atténuation empiriques.
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Figure 12 : Exemple de simulation des
intensités aux Antilles obtenue par une loi B3 élaborée à partir des
données du RAP-IPGP. Source : OVSG |
Figure
13 : Localisation des stations accélérométrique
du Conseil Général de Martinique, d’après CGMA. |
Mardi
30/05 – 10h30 - 12h30 - Session scientifique 1
Mouvements
forts/mouvements faibles
Coordinateurs:
John Douglas et Françoise Courboulex
Simulation
du mouvement sismique dans le bassin
Grenoblois par la méthode des fonctions de Green empiriques – Matthieu Causse
(LGIT/LDG)
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Figure 14 : (noir) Simulation par la
méthode des fonctions de Green empiriques du mouvement sismique produit
par un séisme de magnitude 5.5 à 15 km de
Grenoble à la station OGDH (médiane +/-s) et (couleur) spectres EC8
pour les classe de sol C et B à Grenoble. |
Matthieu
Causse présente des simulations aveugles réalisées par fonction de
Green
empiriques (fge) pour prédire le mouvement
sismique
dans le bassin de Grenoble. Après une discussion sur la variabilité du
mouvement sismique pour des couples magnitude/distance identiques et
illustrée
par des données du réseau japonais KickNet,
M. Causse
présente le développement d’une méthode de simulation extraite de Pavic et al. (2000) et calée sur les relations
empiriques
de prédiction de Ambrasey et al. (2005).
Cette
méthode suit trois étapes : 1) détermination du mouvement sismique
médian
au rocher ; 2) détermination de la variabilité en accord avec le
modèle
empirique ; 3) calcul du mouvement sismique au sédiment. Cette
méthode est
appliquée à Grenoble pour un scénario de magnitude 5.5 situé à 15km. La
comparaison aux spectres des EC8 montre une sous-estimation
réglementaire en
particulier pour les hautes périodes (Fig. 14). Des pistes sont
présentées pour
améliorer la fonction source des simulations, en particulier en
introduisant un
modèle cinématique plus complexe considérant une distribution du
glissement
statique (Herrerro et Bernard, 1994), une
vitesse de
rupture constante et une montée du glissement selon Tinti
et al. (2005) compatible avec la dynamique de la rupture. Enfin, des
perspectives sont envisagées, en particulier vers les méthodes de
simulation
par fonction de Green hybride, alliant les simulations hautes
fréquences des fge et les simulations
basses fréquences des méthodes des
éléments spectraux.
Modélisation
d'accélérogrammes
large-bande en combinant un modèle
cinématique de
source avec des FGE – Javier
Ruiz (IRSN/IPGP)
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Figure 15 : Simulation du mouvement du
sol à OGMU pour un scénario de séisme magnitude 6 à 15km par fonction
de Green hybride. |
Javier
Ruiz présente des simulations hybrides par fge
et
méthodes numériques 1D. Après un rappel du principe de la simulation
cinématique du mouvement du sol (fonction source, modèle de glissement,
vitesse
de rupture puis fge numérique ou
empirique), il
présente des simulations réalisées à partir d’un modèle de source
composite à
distribution fractale et d’un processus de propagation dans un demi
espace
infini 1D. Il compare ainsi le PGA simulé aux relations empiriques
classiques (Ambrasey et al.,
2005 ; Sabetta and
Puliese,
1996) qui montrent une grande dispersion des PGA traduisant ainsi la
grande
variabilité du mouvement sismique. J. Ruiz poursuit par des simulations
à la
station OGMU (RAP-LGIT) par fge
hybrides pour enrichir les prédictions basses fréquences par des
méthodes
numériques (Fig. 15). Le scénario est un séisme de magnitude 6 à 15 km de Grenoble. Il montre ainsi que le couplage
des deux
méthodes permet de prédire l’ensemble de la gamme de fréquence du
spectre et
semble bien adaptée à la prédiction du mouvement sismique.
Simulation
de séismes de magnitude modérée dans la
ville de Nice – Carine
Kohrs-Sansorny et Françoise Courboulex
(Geoscience-Azur)
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Figure 16 : Simulation par la méthode des
fge des spectres calculés à la
station NASL pour les séismes de scénario de magnitude 5.7 et 6.3, pour
différent rapport de chute de contrainte entre la fge
et la cible (C=1.0, 2.8 et 5.5) et comparaison aux spectres
réglementaires des EC8. |
Après
une introduction présentant l’activité sismique de ces dernières années
ainsi
que les effets de séismes historiques dans la région niçoise, Françoise
Courboulex présente les résultats de
prédiction de
mouvements forts par la méthode des fonctions de Green empirique. Deux
approches stochastique et stochasto-cinématique
sont
utilisées. La fonction de green ainsi que les simulations doivent
respecter une
fonction source en –w2 et la
fonction source numérique doit avoir la même forme que le rapport
théorique des
spectres. Le schéma de sommation doit ainsi être choisi de façon à
respecter au
mieux ces conditions. Après plusieurs schémas de sommation testés pour
la
fonction source, un schéma de sommation d’ordre de 4 est choisi qui
permet
d’ajuster au mieux le spectre de référence. Ensuite la source est
divisée en 4
sous failles contenant n dislocations. Cette étude est appliquée pour
simuler
un séisme de magnitude 5.7 à 10 km au Nord
de Nice et
un séisme de magnitude de magnitude 6.3 à 25 km
au
Sud de Nice. Après une test de sensibilité des simulations obtenues en
fonction
des paramètres sources de la fge et du
séisme cible
(en particulier fréquence coin et chute de contrainte), F. Courboulex
compare les prédictions aux spectres réglementaires des EC8. Ces
résultats montrent
en particulier à la station NALS (RAP-AZUR)
des
amplifications importantes, au-delà des règles (Fig. 16).
Simulation
stochastique d'accélérogrammes
large-bande - Fabian
Bonilla
(IRSN), Guillaume Pousse (IRSN/LGIT), Fabrice Cotton (LGIT) et Ludovic Margerin (LGIT)
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Figure 17: Génération de spectres de réponse
synthétiques par la méthode de Sabetta et Pugliese (gauche) et la méthode hybride
présentée par F. Bonilla |
Fabian Bonilla
présente tout d’abord
quelques méthodes de générations d’accélérogrammes
synthétiques, notamment la méthode de Boore
qui
génère des spectres de réponse correct mais pour des formes d’onde
incorrect,
et la méthode Sabetta et Pugliese
qui est largement déficitaire en basse fréquence. Il propose ensuite
une
méthode hybride basée sur les études de Pousse (2005) avec un model en w2, une fréquence fmax
qui dépend de la diminution de la fréquence centrale et l’amplitude du
spectre
qui dépend de Pa(t) (puissance instantanée). Il propose ensuite
une
comparaison avec les données du KNet pour
un set de
données correspondant à des séismes de magnitude 5.5 enregistrés à 30km
par une
station sur un site de classe C. Il conclut en disant que la méthode
hybride
permet la génération rapide d’accélérogrammes
synthétiques. Ces derniers sont calculés sur la base des propriétés
statistiques des observations. Le model en w2 aide à mieux
contraindre les basses fréquences (Fig. 17) ce
qui permet à ce moment là l’intégration en vitesse et en déplacement,
très
utile en sismologie de l’ingénieur.
Mouvements
faibles/mouvements forts : le cas de la
durée des signaux –
John Douglas (BRGM)
|
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Figure 18 : Calcul de la durée efficace
relative de quelques données du RAP et comparaison avec la loi de Abrahamson and
Silva (1996) en fonction de la distance épicentrale. |
Après
une présentation de plusieurs définitions de calcul de la durée du
mouvement du
sol, John Douglas présente plusieurs lois Magnitude/durée pour
différentes
valeurs de magnitudes et de distances épicentrales. En particulier, il
montre
des valeurs de durée « à seuil » pus fortes que celles
prédites par Kawashima & Aziawa (1989): De
même, il montre des différences importantes entre les durées efficaces
relatives (5-95% Intensité d’Arias) et celles prédites par la loi de Abrahamson & Silva (1996), et cela quelque
soit le type
de sol et la distance (Fig. 18).
Peut on utiliser les modèles empiriques issus des
mouvements faibles pour prédire les mouvements forts ? – Guillaume Pousse
(IRSN/LGIT), Fabrice
Cotton (LGIT), Fabian Bonilla
(IRSN) and Franck Scherbaum
(U-Postdam)
|
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Fabrice Cotton rappelle
que les stations accélérométriques ont été
développées pour enregistrer des
séismes de mouvements forts sans saturer. Pour cette raison, le nombre
d’enregistrements accélérométriques de
mouvement fort
reste faible, même si des efforts d’instrumentation ont été faits
depuis
2001. Du fait de ce manque de donnée de
mouvement fort, les modèles de prédiction empiriques issus de bases de
données
de régions à forte sismicité sont toujours utilisés en Europe et en
particulier
en France. Les premières données accélérométriques significatives française
(séisme de Nice
de 2001) ont cependant montré des atténuations plus fortes avec la
distance que
celles prédites par ces modèles établis sur la base des mouvements
forts
« non français ». Ces observations ont posé la question de la
pertinence des modèles de prédiction du mouvement sismiques basés sur
des bases
de données non françaises. F. Cotton décrit ensuite les résultats d’une
étude
récente (Pousse et al., 2006) basée sur
l’utilisation
des données japonaises du réseau Kick-Net.
Il montre
ainsi (Fig. 19) que suivant la magnitude considérée, l’atténuation est
plus
rapide pour les séismes de magnitude plus faible, en relation directe
avec le
coefficient b de la formulation classique des relations empiriques. Ces
conclusions
montrent que l’extrapolation des relations d’atténuation du mouvement
du sol en
dehors de leurs domaines de validité n’est pas possible. Ces résultats
peuvent expliquer la surestimation des
spectres de réponse des mouvements faibles (observations de Nice) par
les
relations établies sur la base de mouvements forts. Ces différences
peuvent
selon lui aussi s’expliquer par la chute de contrainte différente selon
la
magnitude des séismes.
Confronter
estimations d'aléa sismiques probabilistes
aux observations : est-ce possible en France à partir des données accélérométriques? – Céline Beauval (Géoscience
Azur)
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Figure 20 : Durée d’observation minimale
en fonction de la période de retour |
Céline
Beauval rappelle que des incertitudes très
fortes
existent sur l’estimation de l’aléa probabiliste. Elle se demande ainsi
s’il
est possible de contraindre ces évaluations par des observations faites
en
particulier en France. Après une présentation de la signification et de
la
définition de l’évaluation probabiliste en général, elle présente
quelques tests
préliminaires effectués sur quelques stations du RAP. Elle montre ainsi
qu’il
n’y a pas de confrontations possibles entre observations et prédictions
pour
des accélérations à 475 ans de période de retour avant environ 20000
ans
d’observation. En France, la comparaison est possible (i.e. on peut
estimer que
les taux observés sont fiables) pour des niveaux d’accélération très
faible (~0.001g)
mais elle s’interroge alors sur la possibilité d’extrapoler cette
comparaison
pour des niveaux plus forts (Fig. 20). Ses premiers résultats semblent
néanmoins confirmer que cette comparaison pourrait être effectuée, dans
des
zones sismiquement très actives, même si les périodes de retour sont
courtes.
Mardi
30/05 – 10h30 - 12h30 - Session technique 1
Evolutions
et perspectives techniques
Coordinateurs:
Jean-Michel Douchain et Mickael
Langlais
Cette
session a été l’occasion de faire le bilan des différents outils
disponibles au
sein du RAP. Tout d’abord, les soft de maintenance des stations ont été
présentés :
·
Jtcs pour la configuration
des stations
via le port série ;
·
xsef sous linux ;
·
Jtitanrel pour la mise à jour du
soft
interne des stations.
Ensuite
les « softs » développés au niveau du site central, et
disponibles
pour l’ensemble des partenaires du RAP, ont été présentés, en
particulier
Autour d’Inter pour la gestion de l’interrogation des stations et InBDSis pour le suivi des stations. Enfin, J.-M.
Douchain et M. Langlais ont rappelé que la
liste de
diffusion isis n’était pas assez utilisée
alors qu’il
ne faut pas hésiter à faire remonter les dysfonctionnements auprès d’Agecodagis.
Un
état des lieux de l’instrumentation a ensuite été fait, avec des
propositions
de conserver des Titan3 sur les sites peu bruités et d’installer les
stations
Titan3F, maintenant opérationnelles, si l’on souhaite conserver des
durées
d’enregistrement plus longs ou si les sites sont bruités. Néanmoins, il
a été
rappelé que les communications téléphoniques, avec la Titan3 ou la
Titan3F,
restent trop lentes et qu’il faut essayer d’améliorer ce point. Une
solution
peut être de connecter la station à l’ADSL
avec une
gestion du continue par le soft TITacq.
Ils
rappellent enfin que des évolutions techniques sur le réseau sont à
prévoir et
qu’il est nécessaire de mettre en place un groupe de travail technique
RAP pour
envisager sereinement le futur, tout en sachant que peu de stations
Titan3 ou
3F peuvent être construites encore par le constructeur.
Mardi
30/05 – 13h30 - 14h15 - Session plénière spéciale
Analyse
des données accélérométriques pour la caratérisation de l'aléa sismique en France
métropolitain
Thèse
de doctorat de Stéphane Drouet
Ce travail est consacré
à l’étude
des données accélérométriques du RAP
collectées en
France métropolitaine pour fournir des éléments d’entrée aux études
d’aléa
sismique. L’utilisation en France des lois de prédiction des mouvements
forts
issues de régions très actives nécessite des ajustements. En
particulier, une
échelle homogène de magnitude est indispensable pour l’utilisation de
ces
modèles. D’autre part, les stations du réseau RAP nécessitent une
classification en terme de réponse du mouvement du sol. Enfin, les
phénomènes
d’atténuation au niveau de la France doivent être quantifiés.
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Figure
21 : Relation entre magnitude locale RéNaSS
et LDG et les magnitudes de moment estimées au cours de la thèse de S.
Drouet (2006). |
Pour ce faire, à l’aide
de
plusieurs méthodes d’inversion, l’influence de la source sismique, de
l’atténuation et des effets de site dans les spectres de Fourier du
déplacement
des ondes S pour des données de mouvement faible ont été testés. Une
première
méthode linéaire, appliquée aux données pyrénéennes, a permis de
déterminer les
magnitudes de moment, les effets de site, l’atténuation géométrique et
une
relation entre fréquence coin et magnitude. Une inversion génétique
(non
linéaire) autorisant une dépendance de l’atténuation anélastique avec
la
fréquence a ensuite été utilisée. Enfin, une inversion de Newton
(inversion globale
non-linéaire) est mise en place pour
déterminer
simultanément tous les paramètres impliqués, en particulier les
magnitudes de
moment et les effets de site des stations du RAP. Ces résultats
permettent
d’obtenir une loi unique pour la magnitude de moment sur l’ensemble de
la
France métropolitaine (Fig. 21).
Enfin les résultats
précédents
(magnitudes et effets de site) ont été exploités pour effectuer un
classement
des modèles de prédiction des mouvements sismiques forts. Un résultat majeur concerne la caractérisation
des fonctions de site des stations accélérométriques
du RAP.
Mardi
30/05 – 14h15 - 15h5 - Session plénières 4
Effets
sur structures
Coordinateur:
Philippe Guéguen
Spectres
de réponse et grandeurs utilisées en génie
parasismique -
Pierre-Yves
Bard (LGIT)
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Figure
22 : Spectres de réponses réglementaires des EC8 pour une zone 2b
et en fonction des types de sol. |
Pierre-Yves
Bard présente
quelques grandeurs utilisées en génie parasismique et calculées
à partir
des données accélérométriques. Les plus simples sont les pga,
pgv et pgd. Il
rappelle que
les dommages sont en général observés pour des valeurs de pga,
pgv et pgd
compris entre
0.1 et 2g, 0.1 et 2m/s et 1cm à quelques dizaines de centimètres. Il
rappelle
que ces valeurs sont très dépendantes de la fréquence du signal et la
corrélation avec les dommages n’est pas évidente. Il rappelle la
définition des
spectres de réponse (Fig. 22) qui reste un indicateur difficilement
maniable
mathématiquement car très non linéaire. Il aborde ensuite les pseudo-spectres de réponse qui permettent des
relations
simples entre accélération et déplacement, ces paramètres étant très
utilisés
par la communauté des ingénieurs. Il fait le lien entre la simulation
des
structures par approche push-over
(force/déplacement)
et la représentation similaire du mouvement du sol (PSA/PSD). Ce lien
permet en
particulier d’évaluer la performance de la structure en fonction de la
demande
et il est souvent utilisé pour des estimations d’intégrité ou de
vulnérabilité
des structures. Il finit par quelques expressions d’intensité et de
durée de
signaux, des paramètres à utiliser avec précaution mais qui permettent
de
caractériser les enregistrements par des indicateurs de nocivité qui
peuvent
être comparés aux dommages observés.
Estimation
de la vulnérabilité du bâti existant:
apport des modélisations physiques et numériques - Didier Combescure (CEA)
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Figure 23 : Courbe de capacité (à gauche)
de la structure mur en béton du programme CAMUS III et représentation
du point de performance (à droite) en considérant un scénario de Nice à
0.83g et un scénario du type Melendy Ranch
à 1.67g. |
Cette
présentation, faite par Didier Combescure,
est un peu atypique dans la communauté de la
sismologie. Mais l’accélérométrie étant
utilisée par
les ingénieurs, des ponts doivent exister entre ces deux communautés.
En
particulier, D. Combescure rappelle le
rôle des
calculs et des essais dans le diagnostic du bâti existant. Il rappelle
également le principe du dimensionnement qui repose sur le calcul
linéaire
élastique et la prise en compte des dispositions constructives. Ces
dernières,
difficiles à modéliser, sont en général validées par le retour
d’expérience,
les essais en laboratoire et les calculs non linéaires sur des
structures
types. Il rappelle que d’après le retour d’expérience, les structures
résistent
aux séismes par le contreventement et par leur ductilité, c’est-à-dire
leur
capacité à se déformer. Construire parasismique revient ainsi (1) à
empêcher
les modes de rupture fragile de se développer en choisissant les modes
de
rupture les plus dissipatifs (par exemple, éviter les ruptures par
effort
tranchant ou la ruine des planchers et de la toiture)
et (2) à maîtriser les dispositions
constructives (par exemple, méthodes de ferraillage du béton armé,
chaînages de
la maçonnerie, support des solives d’un plancher..). Pour le bâtit
existant,
une méthode largement employée consiste à réaliser des simulations push-over. Cela revient à appliquer un
chargement
horizontal statique à la structure, à déterminer la courbe de capacité
de la
structure puis à comparer avec un spectre Sa/Sd
du
mouvement du sol (Fig. 23). Le point d’intersection entre la capacité
de la
structure et la demande est appelé point de
performance de la structure. Il peut être utilisé comme un indicateur
de l’état
de la structure après un séisme.
Comportement
dynamique de l'hôtel de ville de Grenoble
à partir d'enregistrements et de modèles simples - Clotaire Michel (LGIT)
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Figure
24 : Enregistrement et simulation du mouvement au sommet de
l’hôtel de ville de Grenoble lors du séisme de Vallorcine du 08
septembre 2005. |
Clotaire
Michel présente les premières
utilisations des données collectées dans l’hôtel de ville de Grenoble,
site
pilote du RAP. Après un rappel de l’instrumentation en place, il
présente une
méthode d’estimation des modes de déformation de la structure à partir
du bruit
de fond. Cette méthode, basée sur la décomposition dans le domaine
fréquentiel,
consiste à enregistrer simultanément les vibrations ambiantes en
différents
points de la structure. L’estimation des matrices de densité spectrale
permet
ensuite leur décomposition en valeurs singulières. Ces valeurs sont une
estimation sans biais des déformées modales de la structure. Les pics
de la
première valeur singulière représentent les degrés de liberté du
système, à
savoir fréquence, amortissement et déformée modale. Il est ensuite
possible à
partir d’un signal à la base de l’oscillateur (la structure) et des
modes de
déformation de simuler la réponse de la structure et ses déformations
internes.
Des déformations excessives, au-delà du seuil de résistance des
matériaux,
provoque les premières apparitions de fissures. C. Michel présente une
première
comparaison du mouvement enregistré au sommet de la structure lors du
séisme de
Vallorcines et la simulation par
convolution de la
réponse de la structure obtenue par bruit de fond et du signal
enregistré à sa
base. La correspondance est très bonne (Fig. 24), avec un respect des
amplitudes, des phases les plus fortes et de la durée du signal. C.
Michel
énonce des perspectives pour la prise en compte de la torsion, pour le
suivi
des zones identifiées comme étant irrégulières (du point de vue de la
déformée
modale) dans la structure par l’installation de nouveau capteurs et par
l’instrumentation de nouveaux bâtiments.
Mardi
30/05 – 15h30 - 17h00 - Session scientifique 2
Effets
de Site
Coordinateurs:
Emmanuel Chaljub et Fabian
Bonilla
Atténuation
du mouvement sismique avec la profondeur à
Hualien (Taiwan) - Bruno Hernandez
(CEA/DASE), J. Albaric
(EOST), Y. Fukushima (Shimizu) et R. Bossu (CEA/DASE)
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Figure
25 : Moyenne des rapports des PSA entre la surface et la
profondeur et comparaison avec la loi d’atténuation estimée. |
Bruno
Hernadez nous
présente le site test de Hualien à Taiwan
où un
réseau dense en surface et en profondeur d’accéléromètres a été
installé. Il
montre sur un exemple de séisme que l’amplitude des signaux décroît
avec la
profondeur. Une étude systématique est réalisée sur un jeu de 51
données
correspondant à des séismes de magnitude supérieure à 5, dont
l’hypocentre se
situe à moins de 30km. Il montre ainsi sur ce jeu de données que la
valeur de
cette atténuation dépend de la fréquence et de la profondeur considérée
(Fig.
25). Les causes principales de cette variation surface/profondeur sont
les interférences
entre les ondes montantes et descendantes, l’effet « facteur 2 » de la
surface
libre ainsi que plus modérément l’effet du gradient d’impédance
mécanique. Des
lois d’atténuations des PSA ainsi que des fonctions d’amplification
entre la
surface et la profondeur sont proposées. Ces dernières sont en
particulier
comparées à des modélisations élastiques 1-D d’ondes planes SH à
incidence
verticale qui reproduisent au premier ordre les facteurs d’atténuation
observés
sur les composantes horizontales des données. Enfin, B. Hernandez
mentionne que
l’écart-type de la relation d’atténuation
en PGA est
de 0,23 (les capteurs sont identiques les conditions de site homogènes
et les (tS-tP) sont cohérents avec la
localisation des événements).
Valuation for
practical use of S-wave velocity structures estimated by surface wave
inversion
applied to microtremors and
hammer-generated waves - Seiji
Tsuno (LGIT)
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Figure 26 : Comparaison entre le profil
de vitesse obtenu à partir du bruit de fond réseau (méthode SPAC)
(Noir) et des par sismique en forage (gris) à deux sites de stations accélérométriques japonaises. |
Seiji Tsuno
présente une étude
réalisée au Japon pour identifier le profil de vitesse des ondes S en
surface
par la méthode utilisant du bruit de fond sismique. Il rappelle que la
détection des Vs est une opération délicate et chère quand des méthodes
classiques géotechniques sont employées. La méthode utilisée dans cette
étude est
la méthode SPAC (Aki, 1957) comparée à une
méthode
utilisant des données de sismique active et de la sismique en forage.
Il
observe quelques différences notamment au niveau de la précision sur
les
interfaces des couches en profondeur définies par des méthodes
géotechniques
classiques (Fig. 26). Il conclut ainsi que la méthode SPAC est
suffisamment
précise à basse fréquence pour obtenir les profils de vitesse. Il
compare
ensuite les réponses 1D des sites à partir des profils de vitesse
obtenus par
ces différentes méthodes. Il constate des variations faibles (quelques
%) entre
les différentes réponses, principalement à des fréquences supérieures à
5Hz,
ces différences venant essentiellement de la précision et de la
résolution en
fréquence des courbes de dispersion. Il propose ainsi une méthode pour
accéder
au profil de vitesse des sites, en mixant le bruit de fond réseau pour
obtenir
les courbes de dispersion à basse fréquence (profond) et une méthode de
reconnaissance active (type SASW) pour la résolution haute fréquence
(surface)
des courbes de dispersion.
Conditions
de site des stations accélérométriques:
premier bilan - Philippe
Guéguen (LGIT)
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Figure
27 : Comparaison des rapports spectraux bruit de fond ou séisme
calculés par différentes équipes du group de travail RAP sur les
stations OGSR et PYFO. |
Philippe
Guéguen présente l’état d’avancement des
travaux du
groupe de travail RAP « Caractérisation des conditions de site des
stations du RAP ». Après un bref rappel des objectifs de ce groupe
(à savoir
tester sur une dizaine de stations plusieurs méthodes de
reconnaissances et proposer
à terme une procédure de reconnaissance acceptable), P. Guéguen
présente quelques exemples de résultats sur les stations testées. La
méthode
des rapports spectraux utilisant le bruit de fond ou les séismes,
quelques
soient le processus de calcul, donnent des résultats stables qui
permettent
d’évaluer au premier ordre si la site présente une amplification ou pas
(Fig.
27). Une deuxième approche consiste à utiliser des dispositifs actifs
(méthode
SASW) ou passifs (bruit de fond réseau) pour obtenir une estimation des
profils
de vitesse. Ces deux méthodes sont complémentaires, le SASW permettant
une
estimation des Vs à la surface mais une mauvaise résolution en
profondeur,
au-delà de la première interface, le bruit de fond réseau (avec la
méthode SPAC
ou f-k) permettant de mieux contraindre le
profil de
vitesse moyen à plus grande profondeur. A première approximation, le Vs
par le
bruit de fond donne une estimation sur les trente premiers mètres d’un Vs moyen, comme au sens de la définition
du Vs30 utilisé dans les règles EC8. Enfin, des comparaisons avec des
essais
géotechniques de type SPT sont présentées sur uniquement quelques
stations, le
coût de ces essais dépassant le budget disponible. Tandis que les
corrélations
empiriques entre NSPT et Vs sont cohérentes aux estimations
des Vs
par les méthodes géophysiques, il existe également une bonne
corrélation entre
la profondeur des interfaces superficielles extraites de la
géotechnique et du
SASW, ainsi que de l’application de la relation simple donnant la
fréquence de
résonance de la couche superficielle en fonction de son épaisseur et de
son Vs
(fo=Vs/4H). On s‘aperçoit ainsi de la
complémentarité
intéressante entre le SASW (pour la surface et les interfaces) et
l’analyse du
bruit de fond réseau, confirmée également avec l’étude du rapport H/V
séisme ou
bruit de fond.
Mesure des
effets de site dans la vallée grenobloise -
Cécile Cornou (LGIT)
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Figure
28 : Résonance 2D de la branche Nord-Est
du bassin de Grenoble obtenue par l’utilisation du bruit de fond
enregistré le long d’un profil. |
Cécile
Cornou nous présente les résultats d’une
expérience
récente menée dans le bassin de Grenoble. Elle consiste en
l’installation
pendant 3 mois de 19 stations temporaires disposées dans le bassin de
Grenoble,
deux étant installées au rocher. L’objectif de cette instrumentation
était de
mieux comprendre les effets de site 2D et 3D du bassin, les effets de
bord de
bassin, l’analyse des sources du bruit et l’analyse de la structure par
corrélation du bruit. Ce dispositif était en place lors du séisme de
Chamonix
(08 septembre 2005). Sur l’ensemble des stations, complété par celles
du RAP-LGIT en place depuis 1997 dans
Grenoble, elle observe
une grande stabilité des effets de site (méthode site sur référence),
avec une
résonance vers 0.3Hz et des amplifications plus hautes fréquences. Il
est
intéressant également de voir qu’à quelques mètres seulement, deux
stations
peuvent montrer des amplifications haute fréquence
différentes, conséquence de formations superficielles variables
latéralement. Le long d‘un profil, l’utilisation du bruit de fond fait
apparaître les résonances 2D radiales et transverses du bassin, ces
modes étant
les modes dominants dans la bassin (Fig. 28). Elle montre également que
suivant
la station au rocher considérée pour les rapports site sur référence,
des
variations apparaissent, ce qui selon elle confirme la difficulté de
définir
une station comme une référence, le rocher présentant des
amplifications (même
légères) qui peuvent modifier la réponse des sites. Elle conclut ainsi
en
encourageant l’installation d’une autre station au rocher à Grenoble et
la
nécessité de caractériser dans les sites sédimentaires les conditions
géologiques et géotechniques au droit même de chaque station.
Modélisation
numérique des effets de site dans la
vallée grenobloise - Emmanuel
Chaljub (LGIT)
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Figure
29 : Simulation éléments spectraux des effets de site dans le
bassin de Grenoble pour un petit séisme se produisant sur la faille de
Belledonne. |
Emmanuel
Chaljub présente les résultats d’une
simulation
numérique des effets de site de Grenoble par la méthode des éléments
spectraux.
Les objectifs de cette étude sont de calculer les effets de site là où
il n’y a
pas de points de mesures, d’étudier les effets de bords et à terme de
comprendre ce qui se passe au niveau de la topographie. Après un rappel
de la
connaissance de la géométrie et de la structure du bassin, il présente
la méthode
numérique employée. Cette méthode (éléments spectraux) bien adaptée aux
géométries 3D, permet de prendre en compte la topographie, avec une
faible
dispersion numérique et est bien adaptée au calcul parallèle, ce qui
dans le
cas de géométries 3D est indispensable pour des calculs importants. E. Chaljub présente les résultats d’une simulation
sur un
séisme s’étant produit sur la faille de Belledonne (Fig. 29). Il
compare en
particulier les formes d’onde des enregistrements du RAP aux
simulations. Les
formes et amplitudes sont reproduites, le calcul étant fiable jusqu’à
1Hz. Il
envisage ainsi de monter en fréquence numériquement, ce qui impose une
connaissance fine des derniers mètres du remplissage sédimentaire et
d’utiliser
des méthodes hybrides couplant les éléments spectraux basses fréquence
et les
fonctions de Green empiriques haute fréquence.
Mardi
30/05 – 15h30 - 17h00 - Session technique 2
Base
de données
Coordinateur:
Catherine Péquegnat
Mercredi
31/05 – 8h30 - 10h00 - Session plénière 5
Magnitude
de moment
Coordinateurs:
Bertrand Delouis – Fabrice Cotton
Détermination
conjointe de la magnitude de moment et
du mécanisme au foyer, application à quelques séismes français - Bertrand Delouis
(Géoscience Azur)
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Figure 30 : Comparaison des estimations
des Mw par différentes méthodes et organismes. |
Après
un rappel des dimensions permettant de
caractériser la source sismique, Bertrand Delouis
rappelle que l’ajustement des sismogrammes ou des spectres permet de
déterminer
M0. Mais pour estimer correctement M0, il faut que les autres
paramètres qui
contrôlent le mouvement du sol soit bien connus: milieu de propagation
des
ondes de la source au site inclus (vitesses, atténuation, géométrie…),
diagramme de radiation (mécanisme au foyer), effets de propagations de
la
rupture (directivité) pour les séismes importants. La réponse
instrumentale
doit également être bien connue. Il mentionne deux méthodes pour
déterminer la
magnitude de moment : par ajustement des formes d’onde (temporel)
ou par
ajustement du spectre du mouvement du sol. Pour l’ajustement des formes
d’onde,
il présente deux méthodes considérant soit un point source soit une
source
étendue (modèle cinématique). La propagation des ondes est prise en
compte par
la méthode du nombre d’onde (M. Bouchon). Il présente quelques exemples
sur des
séismes enregistrés par le RAP. Il aborde ensuite l’estimation du Mw à
partir
du plateau du spectre basse fréquence des ondes P ou S en déplacement.
Il
compare ensuite avec d’autres estimations de magnitude provenant
d’autres
organismes (Fig. 30). Il montre ainsi que les données RAP sont bien
calibrées
(séisme de Besançon, accord avec stations large bande suisses, + autres
cas).
Il mentionne que l'inversion conjointe de Mw et du mécanisme au foyer à
faible
distance épicentrale (< 100 km), avec
prise en
compte d'un modèle de vitesse optimisé, intègre tous les paramètres
requis pour
une détermination précise de Mw à basse fréquence, avec un impact
faible de
l'atténuation anélastique. Il souhaite poursuivre des tests et des
comparaisons
plus systématiques nécessaires pour les déterminations de Mw à partir
des
plateaux des spectres pour établir si cette approche rapide est
suffisamment
fiable. Enfin, il encourage le RAP à favoriser les comparaisons des
méthodes, peut-être
par la constitution d’un groupe de travail RAP sur Mw.
Calcul de
la magnitude de moment de quelques séismes
français récents - Stéphane
Nechtschein et Oona
Scotti (IRSN)
Oona Scotti
rappelle le cadre général de l’étude
qui consiste à faire le lien entre la magnitude macrosismique et la
magnitude
de moment. Dans ce contexte, Stéphane Nechtschein
s’est consacré au calcul de Mw pour des séismes français récents. Il
utilise
une liste d’événements pour lesquels des données des réseaux LDG et RAP
sont
disponibles. La méthode qu’il utilise est basée sur le plateau basse
fréquence
des spectres du déplacement de l’onde P. Il utilise le modèle de
vitesse du LDG,
il ne considère que des stations situées en champ lointain, avec la
meilleure couverture
azimutale et il convertit les composantes verticales en horizontales en
utilisant l’approximation pratiquée par
les ingénieurs (composante horizontale = 3/2 composante verticale). Il
sépare
les données entre les plus anciennes (donnes LDG) et les plus récentes
(RAP).
Il observe ainsi des écart plus importants
entre les Mw
estimés sur les composantes
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Figure
31 : Comparaisons entre les Mw estimés dans cette étude et les Mw
d’autres organismes. |
verticales (Mwz)
et horizontales (Mwx) pour les 4 séismes
anciens. Il constate que Mwz légèrement
plus proche des Mw0 que Mwx.
Enfin, il constate que les Mw sont relativement proches des Mw0 des
autres
organismes (Fig. 31).
Mercredi
31/05 – 10h15 - 11h30 - Session plénière 6
Intensité,
relations avec les mouvements du sol (PGA, PGV…)
Coordinateurs:
Annie Souriau et Michel Cara
Détermination
des Intensités macrosismiques en
France : évolution des méthodes du BCSF depuis 1999 - Christophe Sira
(BCSF)
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Figure 32 : Iconographies utilisées par
le BCSF pour l’identification du niveau de sévérité de la secousse. |
Après
un rappel des échelles d’intensités utilisées en Europe (Mercalli,
Rossi-Forel, MSK, EMS98…), Christophe Sira rappelle la signification des intensités
observées. Elles
représentent l’importance des mouvements oscillants du sol. Elles sont
déterminées
à partir des effets sur les personnes, les objets et les bâtiments.
Elles sont corrigées
de la vulnérabilité des constructions, de la localisation des personnes
et de
la nature des objets. Elles sont estimées en faisant une moyenne
statistique
des enquêtes. Les types d’effets pris en compte sont sur les personnes
(I - non
ressenti à V-VI-saturation), sur les
objets (de IV à
VII) et sur les constructions de V à XI avec une saturation pour I=X
pur les
bâtiments de classe de vulnérabilité A). C. Sira
décrit ensuite les classes de vulnérbilité
de l’EMS98
ainsi que l’échelle de dommages. Puis, il décrit les différentes formes
que
prennent les enquêtes : les enquêtes administrative (Formulaires
papier
collectifs diffusées auprès des mairies, des gendarmeries et des
pompiers), les
enquêtes individuelles (formulaires papiers individuels ou internet)
et les enquêtes de terrain (Interview des responsables locaux comme les
élus,
les services généraux, principaux d’établissement…). L’analyse de
données
diverses sont également réalisées (rapports
préfecture, DDE, AFPS, déclarations des particuliers, Informations
média…). C. Sira présente ensuite les
évolutions réalisées au BCSF
depuis 2004 : affichage des séismes ressentis aux Antilles sur le
site
Internet du BCSF (www.seisme.prd.fr)
(avec les caractéristiques des séismes, la cartographie de la
localisation,
l’appel à témoignages), création d’un formulaire internet
dédié aux Antilles sur site BCSF, création d’une identification du
niveau de
sévérité de la secousse par iconographie (formulaire internet)
(Fig. 32).
Cartes
macrosismiques transfrontalières entre la
France, la Suisse et l’Allemagne : exemples sur 4 séismes de 2003
à 2005 -
Michel Cara
(BCSF)
Avant
de comparer des cartes macrosismiques réalisées de part et d’autres de
frontières, Michel Cara rappelle les
procédures en
vigueur en France, en Allemagne, en Suisse et en Italie. En France, la
procédure
est manuelle, réalisée à partir de formulaires collectifs et
individuels
collectés sous format papier et internet. En Allemagne (Bade-Würtemberg),
la procédure est manuelle à partir de formulaires collectifs. Les
anciens
formulaires basés sur l’intensité MCS ont été ré-interprétés
selon l’échelle EMS98. Encore en Allemagne (Sarre, Palatinat), la
procédure est
manuelle réalisée à partir de formulaires collectifs et individuels. En
Suisse,
une procédure automatisée est appliquée sur la base d’informations
collectées
par internet et auprès d’un réseau
d’individus
collectifs. Un filtrage suivant une loi d’atténuation est ensuite
appliqué par
ajustement manuel. En Italie, les intensités sont exprimées selon
l’échelle MCS
et suit une procédure nationale de l’INGV
basée sur
des formulaires collectifs.
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Figure 33 : Comparaison des intensités
estimées de part et d’autre des frontières françaises, suisses et
allemandes. |
Michel
Carra compare ensuite sur 4 exemples de séismes récents les valeurs des
intensités établies de part et d’autre des frontières par les
différents pays
(séismes du 22 février 2003-Fig. 33, du 05 décembre2004, du 23 février
2004 et
du 08 septembre2005). Il montre ainsi qu’il existe un bon accord aux
frontières,
montrant ainsi que ces estimations sont stables et ne dépendent que
très peu
des opérateurs. Cependant, il note que les intensités comparées restent
faibles, entre I et V, et qu’il serait intéressant de pouvoir explorer
des
intensités plus fortes. Il rappelle ainsi que pour les intensités
inférieures à
VI, il existe des différences inférieures à ½ degré d’intensité entre
les
échelles EMS98 et MSK, Mercalli et MCS (Molin, 1995). Pour des intensités supérieures à
VI,
l’échelle EMS98 diffère significativement des autres échelles en
particulier à
cause de la rigueur dans la prise en compte de la vulnérabilité, de la
réduction
du facteur subjectif et de la représentation statistique des dégâts.
Intensités macrosismiques et effets de site: tests sur
3 séismes récents du nord-est de la France - Antoine Schlupp (EOST)
La
question principale posée par Antoine Schlupp
est la
suivante : peut-on, à partir des intensités macrosismiques,
identifier les
effets de site en relation avec les zones sédimentaires non consolidées
? Pour
répondre à cette question, les formulaires collectifs et individuels du
BCSF
collectés lors de trois séismes importants (22 février 2003, 23 février
2004 et
05 décembre2005) sont croisés avec les informations géologiques et
sédimentaires. Il montre ainsi que les intensités collectives qui
donnent une
information représentative d’une surface étendue nécessitent de
considérer
toute la surface urbanisée. Cependant, les intensités communales ne
sont pas
classables entre uniquement le rocher et le sédiment alors même que
toutes les
lois d’atténuation existantes utilisant les intensités communales
mélangent des
données partiellement au rocher et au sédiment. Les intensités
individuelles,
quant à elles, montrent la variabilité de « l’intensité » au
sein de
la commune (Fig. 34). Cette analyse ne démontre pas l’absence d’effets
de site
mais que l’intensité communale n’est pas la donnée pertinente pour
estimer ces
effets de sites, du moins avec les niveaux d’intensités observés dans
la
région. La difficulté de mise en évidence des effets de site peut
suggérer que
ceux-ci restent faibles, au moins dans les contextes étudiés ici, et
qu’ils ne sont
qu’un élément parmi d’autres de la variabilité importante du mouvement
sismique. Il serait ainsi intéressant d’utiliser uniquement des données
en champ
proche de séisme associées à des intensités d’au moins deux degrés plus
forts
que ceux analysés (VII-VIII).
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Figure 34 : Intensités ponctuelles
déduites des témoignages individuels (petits cercles) et intensités
communales (grands cercles) dans la région d’Epinal après le séisme de
Rambervillers (22 février 2003) et contours des zones sédimentaires (en
bleu : sédiments quaternaires) |
Pour
cela, il est indispensable de travailler dans des régions à plus forte
sismicité que la France métropolitaine. Il note cependant que des
mesures accélérométriques denses en champ
proche, au rocher et au
sédiment, sur les répliques des prochains séismes forts en France ou
aux
Antilles seraient des plus utiles. Celles-ci apporteraient de
nombreuses
données quantitatives à comparer aux témoignages individuels et
collectifs.
Corrélation Intensités PGA – Corrélations avec les
relations "classiques" et celles utilisées pour les "shakemaps" en Californie - Pierre-Yves Bard (LGIT)
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Figure
35 : corrélations intensité PGA des données du RAP et comparaisons
avec quelques lois internationales |
Pierre-Yves
Bard mentionne tout d’abord que des tentatives ont été faites pour
comparer le
risque déduit de l'aléa (convolution avec vulnérabilité) et le risque
statistiquement
"observé" en termes d'intensité. Il apparaît clairement la nécessité
de passer par des corrélations intensité – pga.
Il
examine ainsi une possibilité immédiate offerte par le RAP et le BCSF
sur 7
séismes récents : Guadeloupe Saintes – choc principal (14 sites) -
Laffrey 1999 (5) - Nice 2001 (6) -
Rambervillers 2003 (9) -
Arudy 2003 (1) - Roulans 2004 (10) - Vallorcine 2005 (11). Il établi
tout
d’abord une première corrélation des intensités et des pga
pour les séismes précédents avant de rappeler les lois internationales
disponibles dans la littérature. Il rappelle que ces relations sont la
base des
shake-maps disponibles en Californie. Il
montre ainsi
(Fig. 35) qu’une grande variabilité existe entre ces lois et les
données du RAP
et du BCSF. Il considère que d’autres
études doivent
être menées en particulier avec en croisant d’autres valeurs
d’intensités
(collectives ou communes), en se focalisant à proximité des stations.
Les
effets de site, généralement ignorés dans ces lois, devraient également
être
intégrés, ainsi que des contextes tectoniques différents. Il suggère
enfin
l’exploration d’autres paramètres (PGV, SI, Arias…) et encourage
vivement la
poursuite de ces analyses.
Séismes
ressentis : Relations entre intensités,
magnitudes, accélérations et fréquences dominantes - Anne Souriau (OMP)
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Figure 36 : Relation entre le mouvement
du sol (pga) et les intensités pour les
données du RAP et comparaison à des lois existantes. |
Annie
Souriau présente une étude récente qui discute de la possibilité ou pas
de
relier une valeur de pga à chaque
intensité. Pour
cela, elle utilise un jeu de séismes pour lesquels sont disponibles des
pga et des intensités macrosismiques (gamme
II à VI). Elle
présente tout d’abord une figure représentant la relation entre
intensité,
distance et magnitude, la pente de la distribution ne variant que très
peu.
Ensuite, les relations entre pga et
distance sont
discutées en particulier la pente variable de la régression suivant la
magnitude considérée. Ensuite elle discute les relations entre pga et intensités, avec en particulier le
constat que à
grande distance, une intensité équivalent est obtenue pour un pga plus petit, d’où le rôle certain de la
fréquence dans
ce qui est ressenti (Fig. 36). Elle s’interroge ainsi sur quel pga et quelle fréquence correspondent
à une intensité donnée. Elle conclut que les relations Intensité – PGA
n’ont
pas grand sens si on ne précise pas la fréquence. Les intensités
reflètent le
fait que, à accélération égale, l’homme est plus sensible aux basses
fréquences
qu’aux hautes fréquences. Il est malgré tout remarquable que des
notions comme
" ressenti par quelques rares individus au repos" (I=II), et "ressenti par quelques personnes à l’intérieur" (I=III), "réveil des dormeurs " etc correspondent approximativement à une
échelle
logarithmique d’énergie (loi de Weber).
Mercredi
31/05 – 11h30 - 12h30 - Session plénière 7
Synthèse
et perspectives
Coordinateur:
Bruno Feignier
Bruno
Feignier présente une synthèse des
différents thèmes
abordés lors de ces journées. Il note en particulier l’intérêt de
travailler
sur la magnitude de moment et sur les intensités, deux thèmes qui ont
été
largement discutés lors de ces journées et qui mobilisent plusieurs
partenaires
du RAP. Une demande de co-financement de thèse auprès du MEDD sur un de
ces
deux thèmes sera donc déposée, l’expérience récente d’un thèse
labellisée RAP
ayant montré le bénéfice important que l’on peut en attendre sur la
connaissance de l’aléa en France. Il rappelle également que la
connaissance des
conditions de site reste prioritaire pour les années à venir, sachant
que c’est
avec une bonne connaissance des effets dus au sol que la qualité des
données
sera améliorée. Il mentionne l’intérêt des sessions portant sur des
thèmes plus
proches de la communauté des ingénieurs que de celle de la sismologie,
ces deux
communautés ayant tout intérêt à se rapprocher. Cela peut en
particulier passer
par la poursuite des instrumentations en immeubles. Il rappelle
également que
les stations du RAP vont devoir évoluer, certaines ayant plus de 15 ans
d’existence. Il faut donc assurer une veille technologique pour
commencer à
penser au remplacement des stations.
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Agathe Roulle |
BRGM |
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Anne Deschamps |
AZUR-Nice |
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Annie Souriau |
OMP-Toulouse |
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Antoine Schlupp |
BCSF |
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Benjamin Francois |
BRGM |
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Bernard Naigre |
CGMA |
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Bertrand Delouis |
AZUR-Nice |
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Bruno Feignier |
CEA |
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Bruno Hernandez |
CEA |
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Catherine Pequegnat |
LGIT |
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Cecile Cornou |
LGIT |
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Céline Beauval |
IRD |
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Christophe Voisin |
LGIT |
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Christophe Sira |
BCSF |
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Clotaire Michel |
LGIT |
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Didier Bertil |
BRGM |
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Didier Combescure |
CEA |
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Emmanuel Chaljub |
LGIT |
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Fabian Bonilla |
IRSN |
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Fabrice Cotton |
LGIT |
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Francois Beauducel |
IPGP |
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Francois Dunand |
GEOTER |
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Françoise Courboulex |
AZUR-Nice |
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Francois Thouvenot |
LGIT |
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Hormoze Modaressi |
BRGM |
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Javier Revilla |
LGIT |
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Javier Ruiz |
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IRSN |
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Jean-Michel Douchain |
OPGC |
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John Douglas |
BRGM |
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Marc Nicolas |
LDG |
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Marc Regnier |
IRD |
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Martin Vallée |
IRD |
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Matthieu Causse |
LGIT |
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Mendy Bengoubou-Valerius |
IPGP |
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Michel Cara |
BCSF |
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Michel Granet |
EOST-Strasbourg |
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Mickael Langlais |
LGIT |
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Nicholas Shapiro |
IPGP |
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Pascal Dominique |
BRGM |
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Pascal Bernard |
IPGP |
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Philippe Guéguen |
LGIT |
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Philippe Sabourault |
MEDD |
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Pierre Lebellegard |
IRD |
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Pierre-Yves Bard |
LGIT |
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Oona Scotti |
IRSN |
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Sébastien Benahmed |
OMP-Toulouse |
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Seiji Tsuno |
LGIT |
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Sophie hatton |
LGIT |
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Stephane Cartier |
LGIT |
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Stephane Drouet |
LDG |
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